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Un nouveau coup dur pour la sacro-sainte attractivité de la métropole orléanaise, dont le maire, Olivier Carré, vaut en faire une des “15 grandes métropoles qui compte” ?

Le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) préconise un “étalement des travaux” des grandes infrastructures. Parmi les projets qui devraient être repoussés, voire carrément enterrés, la ligne “POCL”, Paris-Orléans-Clermont-Lyon”, pour désenclaver la ligne TGV Paris-Lyon qui arriverait prochainement “à saturation”. Cette LGV (ligne à grande vitesse) sera abandonnée, au profit d’une amélioration de l’existant à savoir la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (“POLT”). Améliorer l’existant, un doux euphémisme tant la situation est dans un état catastrophique : retards répétés entre Orléans et Paris (et vice-versa), trains hors d’âge, absence totale d’offre de restauration/buvette, inadéquation de certains horaires, etc.

Une nouvelle, on s’en doute, qui est loin de réjouir les élus orléanais, dont le premier d’entre eux le fer de lance Olivier Carré : « Après la réduction du nombre d’arrêts des TGV sur les autres villes de la Région, c’est maintenant un mauvais coup porté à sa capitale. L’abandon du projet de ligne TGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon par l’État est une mauvaise nouvelle. Inscrite dans la Loi, cette ligne aurait permis de relier Orléans au réseau européen des lignes à grande vitesse.

C’est la raison pour laquelle je demande publiquement à la SNCF de trouver rapidement au moins deux sillons permettant de relier Orléans au moins à la gare TGV de Roissy à des horaires compatibles avec les liaisons internationales de cet aéroport et les autres grandes lignes de TGV européennes, c’est-à-dire, pour la première d’entre elles, tôt le matin.

En outre, j’insiste pour que les liaisons avec Paris soient fiabilisées. Il ne s’agit pas de contester les nécessaires travaux de sécurisation de la ligne. Mais, parce qu’ils vont durer de nombreuses années, il faut redonner de la ponctualité à un trajet qui souffre considérablement d’aléas horaires quitte à réaménager les horaires. Enfin, je serai heureux que les orléanais puissent bénéficier d’un train à horaire tardif, vers 23h30, afin de permettre comme ce fut longtemps le cas, un retour après les spectacles parisiens. Il est impératif pour notre territoire que les orléanais, qui historiquement ont toujours été très utilisateurs de la liaison ferroviaire avec Paris, soient entendus par celles et ceux qui ont en charge l’efficacité de ce mode de transport »